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 Le défi de la pensée unique:la recherche libre!

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MessageSujet: Le défi de la pensée unique:la recherche libre!   Dim 22 Fév - 0:49

Professeure émérite à la faculté de droit de l'Université de Montréal, Andrée Lajoie vient de publier, aux éditions Liber, Vive la recherche libre!, une étude sur les subventions publiques accordées à la recherche en sciences humaines et sociales au Québec.

Après une carrière de plus de quarante ans, Andrée Lajoie a entrepris, dans Vive la recherche libre!, de s'écarter du droit pour se pencher sur la question de l'évolution des subventions publiques accordées à la recherche. Sans se défendre de mordre la main qui l'a nourrie (elle a toujours obtenu des subventions et a brillamment mené sa carrière de recherche), elle consacre ce travail à dresser un tableau -- plutôt sombre -- de l'évolution de ces modes de financement: «Cela m'a permis de voir dans quelle mesure ces transformations successives ont aidé certaines formes de recherche et nui à d'autres qui auraient été souvent beaucoup plus utiles à la société.»

Des recherches imposées

Au cours du dernier demi-siècle, les subventions accordées à la recherche en sciences sociales au Québec n'ont cessé d'augmenter, passant de trois millions à plus de 79 millions de dollars. Mais derrière ces chiffres se cache une réalité tout autre, que déplore Andrée Lajoie: «Malheureusement, la proportion de la recherche libre dans l'ensemble de ces subventions n'a pas cessé de décroître.»

En effet, alors que, jusque dans les années 70, la recherche subventionnée était entièrement libre (le chercheur choisissait sans aucune contrainte le sujet de recherche et la manière dont celle-ci était menée), la recherche «libre» ne reçoit aujourd'hui que 30 % de l'ensemble des subventions. Pour le reste, le financement s'adresse aux recherches en groupe ou axées sur un thème fixé par l'organisme subventionnaire.

Se pose la question du choix des thèmes: «C'est précisément le fait de laisser aux politiciens le soin de décider des cibles de recherche qui gêne les chercheurs, et non le fait qu'il existe des cibles de recherche en soi», constate-t-elle. En effet, elle estime que les choix des politiciens restent dans la réaction plutôt que dans la prévention: «Ce n'est pas le gouvernement qui peut savoir ce qui est important pour la recherche. Ils sont dans le court terme, et quand le gouvernement décide de s'intéresser à un sujet, il est déjà trop tard.» Selon elle, seuls les chercheurs sont en mesure de savoir ce qui sera plus utile à la société dans 15 ou 30 ans: «Si on avait moins ciblé les thèmes de recherche pendant les années 80, peut-être qu'aujourd'hui on ne travaillerait pas dans l'urgence sur les questions écologiques.»

Dans son expérience personnelle, Andrée Lajoie a ainsi eu l'occasion de travailler librement pour des projets qui ont pu être sollicités au moment voulu: «Au début des années 1960, j'ai choisi librement de travailler sur les structures administratives régionales. Dix ans plus tard, la première commission Castonguay m'a demandé de concevoir les structures régionales de la santé: si je n'avais pas déjà réalisé la recherche préalable, jamais je n'aurais pu proposer ce que sont devenus les CLSC et les CRSSS...»

Omniprésente «rentabilité»

D'autres problèmes peuvent ainsi surgir du ciblage de la recherche, comme la tendance actuelle à voir les subventions assujetties à une logique de rentabilité qui lui est, par essence, néfaste. Andrée Lajoie cite une déclaration à cet égard significative du maire de Québec, Régis Labeaume: «[Ça] cherche, ça trouve, ça fait des conférences. Ça cherche, ça fait des conférences, mais on fait pas une cenne avec ça. On fait juste dépenser de l'argent. À un moment donné, y a-t-il un moyen d'aligner les chercheurs pour créer des produits commercialisables qui rapportent des chèques?» Or, selon Andrée Lajoie, les recherches en sciences sociales doivent échapper à cette logique financière: «Les sciences humaines et sociales ne sont pas des domaines où la "rentabilité" se manifeste nécessairement à court terme.»

Se basant sur une cinquantaine d'entrevues semi-directives réalisées auprès de quarante chercheurs et de dix administrateurs, Andrée Lajoie évoque, dans la deuxième partie de son livre, les effets nocifs de la décroissance de la recherche libre. Leurs témoignages divers et nuancés font au final ressortir la lourdeur du système.

En se penchant sur cette question, elle a ouvert une brèche qu'elle ne soupçonnait pas au départ: «Je ne pensais pas toucher un nerf aussi sensible», affirme-t-elle, après avoir recueilli le témoignage de plusieurs chercheurs qui se sont dits insatisfaits, voire écrasés, par les contraintes découlant de cette pratique de la recherche ciblée ou orientée. Andrée Lajoie met ainsi le doigt sur les dysfonctionnements du système, et la liste des griefs est longue: «Plusieurs chercheurs dénoncent, derrière le ciblage, le produit de pressions politiques utilitaristes, entraînant des limites à la liberté académique et à la créativité, sans parler du danger de voir apparaître de faux spécialistes et même, selon certains, de mener à la "prostitution intellectuelle".»

Des contraintes dangereuses

Outre le choix de thèmes de recherche pouvant s'écarter des domaines de spécialité, les chercheurs sont par exemple amenés à se plier au système de financement afin de voir leur carrière avancer: l'obtention de subventions (qui apporte de l'argent et de la notoriété aux universités) devient l'une des conditions de promotion, ce qui mène à l'agrégation et à la permanence. Les chercheurs développent de ce fait un «art de la demande de subvention» en marge de leurs compétences de recherche, une qualité administrative dont plusieurs se passeraient bien, vu la lourdeur des dossiers et le temps nécessaire à leur réalisation.

On peut aussi mentionner le fait que les organismes subventionnaires octroient majoritairement leur financement aux projets menés en équipe plutôt que de manière individuelle: «C'est un modèle calqué sur le domaine des sciences naturelles: la formule de recherche en équipe, qui correspond naturellement à la recherche en laboratoire, peut être inutile, voire contre-productive, en sciences humaines, dans des domaines tels que le droit ou la philosophie, où la recherche individuelle peut être plus efficace», explique-t-elle. Une contrainte supplémentaire qui entraîne parfois la formation de «fausses» équipes pour se conformer aux normes imposées.

Les contraintes n'affectent pas également tous les groupes de chercheurs, et, au terme de son étude, Andrée Lajoie remarque non sans ironie que, pour obtenir des subventions de recherche, il vaut mieux être «un professeur agrégé célibataire oeuvrant dans le domaine de la sociologie de la santé au sein d'une grande université urbaine» qu'une «jeune mère de famille, enseignante en philosophie, publiant en français des articles sur Aristote réalisés dans une université régionale».

À la fin de ce réquisitoire, Andrée Lajoie propose plusieurs solutions: «Il faudrait pallier le sous-financement des universités, une suggestion qui s'adresse évidemment au gouvernement du Québec, et affecter au moins la moitié des subventions totales à la recherche libre. En ce qui concerne les con-traintes résultant de la recherche orientée, il faudrait tout simplement les supprimer, compte tenu que les chercheurs sont certainement aussi bien placés que les politiciens et les fonctionnaires pour reconnaître les priorités sociales actuelles et pressentir celles que l'avenir réserve.»

Une tendance qui ne semble pas, à l'heure actuelle, au goût du jour (le dernier budget fédéral prévoit une compression des budgets de la recherche et une concentration des bourses d'études en sciences humaines dans les domaines des affaires), mais, selon elle, «la liberté est à ce prix, et il faut espérer que les chercheurs sauront l'exiger».
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